Retour les mobilisations étudiantes



Revenons sur un phénomène qui fait polémique et qui a l'air de s'inscrire dans la durée. En pleine période de partiels, je décide de prendre du temps pour revenir sur ce qu'il se passe en ce moment dans les universités. Au début je ne voulais en aucun cas prendre part, même au sein de l'opposition au mouvement, et laisser se dérouler ces événements. Puis les blocus ont pris de l'ampleur en bloquant d'abord Sciences Po Paris ainsi que six autres IEP, venant jusqu'au sein de ma propre école, Sciences Po Lyon. Etant étudiante cela me touche de plein fouet, bien que la partie de mon école à Saint-Etienne n'a pas encore subi le blocus (y'a des avantages à être dans un Sciencespo délocalisé lol).
Je ne délégitimise pas l'action des manifestants pour autant, mais il me semble important de revenir à l'essence même du "problème" et de cette agitation sociale. 

Je suis le genre de personne assez discrète dans mes revendications, je n'aime pas me revendiquer comme tel et faire assez de bruit pour que les autres se rendent compte de ma présence et commence à s'intéresser à la cause en elle-même. Je suis bien évidemment consciente de ce que je suis, ce que vers quoi je veux tendre et je suis pleinement apte à défendre mes droits et mes idées, mais je ne préfère pas m'apparenter à des groupes qui soutiennent une forme de "conscience et de solidarité collective" et qui peuvent s'accaparer mon nom au profit de la défense d'un idéal ou d'une cause.
Que ce soit politiquement ou socialement, on peut avoir du mal à me cerner en raison de mes prises de positions qui parfois peuvent être contradictoires. De base je ne souhaite pas me cramponner à une case prédéfinie et me coller une étiquette ; la société nous attribue déjà assez de caractéristiques stigmatisantes, il n'est pas nécéssaire d'en rajouter. 
C'est pourquoi j'ai décidé de ne pas m'apparenter à ces mobilisations étudiantes, qui implicitement viennent s'opposer au pouvoir politique en lui-même sous-jacent la classe sociale dominante qui serait incarnée par le Président de la République Emmanuel Macron

A l'origine ce mouvement de contestation étudiante découle de la réforme d'APB, la plateforme post-bac, que l'on nomme aussi Loi Vidal et Ore. Le gros du travail est de réformer une partie du sytème d'entrée en fac, mais également de redéfinir le mode de gestion des candidatures de la plateforme. Le projet contient également d'autres réformes au niveau des filières et du bac. En gros les bacheliers auront la possibilité de faire une licence par exemple en quatre ans, dans le but de favoriser une remise à niveau. Puisque nous le savons très bien et ce n'est pas un leurre, même si le bac est le même pour tout le monde, les compétences acquises et l'enseignement véhiculé au sein des différents lycées selon les zones géographiques et selon le type même de l'institution (publique ou privé) sont loin d'être égalitaires et similaires. Il serait complètement faux, de prôner l'universalisme et l'équité parfaite entre les lycéens. 
En ce sens tout le monde aurait un accès prioritaire et adapté aux besoins de chaque étudiant. Néanmoins, certaines personnes se verront refuser un accès à certaines facs dans le but de mieux équilibrer les profils et donc de rendre les places réparties au sein des différentes types d'enseignement des facs de façon plus homogène. Ainsi cela permettrait de libérer des places et d'éviter alors le tirage au sort, qui certes est la solution la plus égalitaire et démocratique, mais qui  n'est pas la plus juste!   
On s'insurge contre la sélection à la fac, mais au regard des autres filières au sein du système éducatif dans le supérieur, presque toutes sont sélectives. Prenons l'exemple des BTS,  des IUT, des licences professionnelles qui elles sont archi sélectives de par l'offre si maigre face au nombre excessive de demandes. 

Alors oui l'accès à l'université est censé être universel et chaque personne devrait pouvoir s'y inscrire même si elle ne sort pas forcément de l'enseignement général. Mais regardons la situation aujourd'hui. Un étudiant sur trois abandonne la fac en première année! Que préférons-nous? Un sytème qui se doit d'être "parfaitement égalitaire" mais inefficace au regard de tous ces échecs, et qui donc reflèterait un manque total de rigueur du sytème éducatif, et une perte de légitimité de l'enseignement supérieur français ? Ou alors une recomposition lente, qui forcément entraine des déséquilibres, à l'essence même de toutes réformes (économiques, sociales, sociétales) pour tendre à une meilleure harmonisation de l'enseignement. Seul 28% des inscrits en L1, juste après le bac, ont obtenu un diplôme de licence en trois ans, après avoir passé le BAC. C'est donc cela le supérieur aujourd'hui? Une espèce d'institution idéale qui prône l'accès à tous, mais qui au final ne rempli pas même le quart de ses objectifs? C'est se voiler la face de penser que l'université n'est pas disparate! 
De nombreuses critiques du projet sont tout à fait pertinentes et ont besoin d'être prises en considération. Effectivement la répartition au sein des différentes facs se feront selon des critères plus personnels, c'est à dire une forte attention portée à la lettre de motivation, au CV, en gros à la personnalité même de l'individu. Dès lors cela créer une forme de disparité entre les étudiants venant des différentes classes sociales. Pour reprendre le terme d'IEP en lutte : "la sélection est socialement discriminante". Celle-ci favorise la reproduction sociale. Mais c'est tout le système scolaire dans son ensemble qui est inégalitaire et ceux depuis les premières lois Ferry. Nous le savons tous, l'école favorise le capital culturel des CSP+ par l'apprentissage d'une culture classique au profit de la culture populaire. En ce sens, c'est toute l'école qu'il faut réformer, et cela passe justement par des mesures progressives. L'équilibre à un système juste ne se fait pas en un simple projet de loi. Si l'on souhaite réformer un système pour combler ses lacunes et le rendre plus efficace, il faut forcément passer par des cycles d'ajustement , afin que la structure en elle même se rééquilibre. On retrouve ce même schéma au sein du dispositif économique, ce n'est pas anodin.

Alors non je ne nie pas ces réalités discriminantes aujourd'hui, et non je ne les excuse pas au bénéfice de l'attente des retombées d'un projet. Je pense que c'est maladroit d'associer cette réforme avec l'idéologie néolibérale! Il ne faut pas tout mélanger. En tant qu'étudiants, nous avons toujours tendance à associer les maux de la société avec les ravages du libéralisme




Bref, mon but n'était pas de faire l'analogie de cette "révolte étudiante", ni de créer une sorte d'appel à la contre mobilisation, mais seulement d'exprimer mon avis et de poser les réels enjeux du sujet. Toutes les opinions politiques sont respectables, chaque personne a la légitimité et le droit de croire en ses propres convictions et de les revendiquer si elle en voit le besoin. 
Je ne dénigre en aucun cas le fait que ce soit également des étudiants de Sciences Po, école sélective par laquelle on rentre en passant un concoursqui militent. Ce n'est pas parce que nous faisons parti d'une autre dynamique que nous ne pouvons pas la défendre, cela serait avoir un esprit assez fermé et une honnêteté intellectuelle moralement arrêtée que de penser cela.
Encore une fois je respecte totalement et je suis fière de voir que notre jeunesse se mobilise et qu'elle se bat ce pour quoi elle croit.  Car ne n'oublions pas, nous incarnons l'avenir et nous sommes, tous ensemble, la promesse du changement très prochain de la société




La Syrie n'a pas toujours été un pays bouleversé

Photographie  : Ekaterina Zhuravleva  


Aujourd'hui les seules images que nous voyons de la Syrie sont celles d'un pays dévasté, en ruine, détruit par son propre dirigeant et envahit par le terrorisme. Nous nous sommes habitués à voir son peuple souffrir. Nous les voyons s'en remettre à Dieu et implorer la communauté internationale par l'information des caméras relayée à travers le monde sur nos chaines occidentales. Au moins on en parle me direz-vous ! Oui mais en parler est devenue une réalité qui a fini par être intégrée par le plus grand nombre, et s'est enfermée dans l'information banale et quotidienne. C'est devenu quelque chose de normal d'allumer sa télé le soir, de descendre son fil d'actualité Facebook et de tomber sur des vidéos de bombardement relayées quasiment en direct sur nos écrans ? En tapant "Syrie" sur internet, on tombe sur des gros titres : " Comment Assad a gazé son peuple? "

On parle d'un pays en proie à une agonie sans fin. Une agonie que l'on accentue en agissant à moitié par l'intermédiaire des résolutions prises au CS et qui ne sont presque jamais appliquées ou des multiples condamnations qui ne trouvent plus aucune légitimité. Sa population a fini par développer une haine croissante de l'Occident, accentuée par l'Islam radical nous accusant la cause principale des maux du pays. A qui la faute ? 

Qui se rappelle de la Syrie réputée pour ses activités commerciales, à la périphérie de la Route de la soie, avec ses célèbres souks. Aujourd'hui les seuls tweet posés par "les citoyens syriens" sont avant tout des appels à l'aide. Je mets le terme citoyen entre guillemet, puisque si l'on se réfère à la définition de Debray, dans La République expliquée à ma fille : " le citoyen, c'est celui qui participe de son plein gré à la vie de la cité. Il partage avec ses concitoyens le pouvoir de faire la loi, le pouvoir d'élire et, le cas échéant, d'être élu". Alors où est le problème ? De quelle citoyenneté parlons-nous ? Ou alors avons-nous possédé une vision beaucoup trop idéalisée de l'évolution de l'autoritarisme en Syrie ? D'un point de vue personnel, je refuse de mentionner que  les Syriens sont pleinement dotés de leurs droits civiques. 

Enfin bref, aujourd'hui je souhaitais véhiculer une autre image de la Syrie, une facette que l'on a complètement effacée du paysage depuis le début de la guerre en 2011. Je vous invite donc à regarder cette vidéo, publiée le studio WatchCut Video, retraçant les critères de beauté en Syrie sur plus d'un siècle. J'étais partagée en voyant cette vidéo circuler sur mes réseaux sociaux. Un mélange de surprise en voyant le visage illuminé de cette femme qui s'amuse à remonter le temps en jouant sur le maquillage. La société syrienne était vachement imprégnée des codes occidentaux, par le rouge à lèvre notamment. Cela s'explique du fait que le pays est une ancienne colonie française. Les coiffures étaient plutôt extravagantes, les femmes libres. On voit la nette différence en 2010, qui montre une femme voilée, vêtue de noir, ne portant pas une seule trace de maquillage. La guerre referme les esprits, et laisse des traces tenaces et permanentes. Et la femme est l'une des premières victimes de la guerre, du fait de son statut social et de son sexe au Proche et Moyen-Orient. 




➠ Je vous laisse cliquer sur cet article qui est un témoignage de la vie en Syrie avant le début de la guerre 


NEED SOME TIME



Bonjour, cela fait extrêmement longtemps que je n'ai pas été active sur le blog, mais beaucoup de choses ont changé entre temps. 
Je suis me suis d'abord rendue compte de ce tourbillon médiatique où tout s'achète, où bien souvent ta popularité, ton nombre de visites dépendent avant tout des marques que tu vas mettre en avant, des événements sur-médiatisés que tu vas partager. Combien d'articles voit-on similaire sur la blogosphère? 
J'ai moi même était prise dans ce cercle vicieux, on commence à bloguer par passion et puis très vite on se rend qu'on ne peut pas faire ce qu'on veut, nous avons certains engagements. 
J'ai longtemps été victime de tout ce matraquage publicitaire, et inconsciemment je le suis encore. J'ai mis en avant des produits en en faisant la promotion, par pure conviction, mais tout est calculé par la société et ses firmes. Tout n'est que stratégie commerciale et marketing, on cherche à te faire croire que ce produit va te faire te sentir en accord avec toi même, alors que cette même marque exploite sa main d'oeuvre dans les pays du Sud ; les gens dans le besoin passent après les apparences.  Les marques se moquent de nous et nous utilisent comme simple moyen. Nous évoluons en permanence dans un monde irréel, qui n'est détenu que par une infime partie de la population mondiale. 
Depuis le début de l'été j'ai pris vachement de recul sur moi même, sur ma façon de penser, d'agir et de me comporter dans mes relations. D'autre part j'ai réellement commencer à m'intéresser à l'actualité et aux problèmes géopolitiques auxquels le monde doit faire face aujourd'hui. Et je me rends compte des propos si simples  que je tenais sur le blog en vu de ce qui nous entoure réellement. 

Je ne vais pas de supprimer mon blog, il fait parti de moi, et comme moi il va seulement évoluer. 
Je ne publierai surement pas d'autres articles avant la fin de l'année (scolaire). Je veux et je vais reprendre le blog, parce que finalement Internet est mon vice. Je ne sais pas du tout quel genre d'article je publierai, j'aime toujours autant prendre des photos de mes looks puisqu'on peut s'amuser avec les différents cadrages et prises de vue. De plus j'adore toujours autant les vêtements, les belles matières et les couleurs, c'est beau, ça donne tellement de caractère à une personne. 



Spring wishlist



  • Cette saison mes gouts se déclinent en deux couleurs: le rose, le métallisé puis en deux tendances: les bombers et les lacets
  • Deux coup de coeur pour le petit sac Bianca de Nat&Nin et pour les jolies stan customisées.
  • A la recherche d'un long manteau rose et bien taillé pour la saison. Aucune idée d'où me vient cette soudaine passion pour le rose. 
  • Complètement fan des tops à lacets, tellement sexy et désinvoltes!
  • Adepte de la nouvelle collection "New metallics" de Mango. Pour un léger coté rétro et futuriste, on adore!
  • Les bombers, qu'ils soit noirs, kakis, brodés ou à imprimés, ils sont parfaits pour la mi-saison ;  et on les veut par milliers.

* Je me suis trompée les baskets ne sont pas des Superstar mais des Stan smith!! 

Tendance highlighter

3 mois : 90 jours, 2 160 heures; c'est long.
Trois mois d'absence, hors de la blogosphère, complètement déconnectée.
Nous sommes aujourd'hui samedi 9 avril 2016, et j'écris un article.
Je ne sais pas ce qu'y 'est passé ce suspend soudain et brutal. Je pense avoir été pris dans le tourbillon du deuxième trimestre, avec la pression des notes et des examens. Que vais-je faire plus tard? Quelles études? Ai-je un assez bon dossier pour rentrer dans cette école? Enfin bref, je me suis laissé déborder par les événements et j'ai mis de côté le blog.

Je suis actuellement en stage, chez Peclers à Paris, une agence de tendances, innovation, style et prospective. A l'intérieur on y créait des cahiers de tendances, on analyse des prospectives de tendances mais on élabore également des stratégies de marque.
Je viens seulement commencer donc je ne peux pas encore vous donner mon avis mais je vous ferai surement un retour sur expérience si vous le souhaitez.


Je souhaitais revenir en douceur sur le blog, rien de concret, seulement quelques nouvelles, je ne vous oublie pas.
Pour accompagner cette vague de douceur, je consacre la fin de cet article à une tendance douce, qui fait du bien, et qui nous illumine.
L'higlither est une nouvelle tendance de maquillage, qui a démarré il y a quelques années dans les défilés, tout comme le bronzer.
L'highlighter ou illuminateur est également utiliser pour le coutouring, celle-ci sert à illuminer et à mettre en valeurs certaines zones du visage. Pour un effet bonne mine nous pouvons l'appliquer par petites touches sur les pommettes juste au dessus du blush qui permettra un glow naturel.
Mais il s'applique également autour du sourcil afin de donner à l'oeil un regard plus défini. L'highliter se pose ici sous l'arcade sourcilière et sur le haut des tempes
Pour finir vous pouvez également le poser sur l'arc de cupidon  pour un style discret, naturel mais attirant.
D'autant plus qu'il existe des illuminateurs sous formes de crème, de poudre et de stick, de couleur champagne, dorée ou encore rosée; de quoi satisfaire tout le monde!


Contrairement au bronzer, je n'ai pas encore réussi à sauter le pas et a appliquer de l'illuminateur quotidiennement. Je trouve que le résultat sur moi est trop excessif, et en ce moment je viens souvent au lycée sans maquillage, je ne ressens plus le besoin de me maquiller autant qu'avant, je laisse ma peau respirer.

Pour conclure je vous laisse avec une série d'inspiration dénichée, comme à mon habitude, sur Pinterest.